dimanche 20 août 2006 par admin
Notre environnement grouille de substances toxiques.
Des Belges en souffrent.
Les médecins sont mal préparés face à ces nouvelles maladies.
Peintures, maquillage, produits pour la douche... Notre environnement « respire » les produits chimiques. Formaldéhyde ou benzène sont le lot quotidien de nos pauvres poumons. Des petits maux en tous genres aux cancers les plus sérieux, les spécialistes attribuent toujours plus de problèmes à notre air pollué.
Pourtant, la médecine de l’environnement reste sous-développée, en Belgique. La recherche en la matière prend son essor, mais personne ne s’occupe encore réellement des malades, constate Annie Gaspard, présidente de l’association Stop Poisons Santé, qui regroupe certains de ces malades, et est elle-même touchée.
Je suis très souvent confronté à des maladies invalidantes pour lesquels je n’ai pas de remèdes : fatigues chroniques, allergies... explique Pierre Umé, médecin généraliste. Beaucoup d’entre elles sont sans doute dues à notre environnement, mais les médecins sont dépourvus de moyens thérapeutiques pour les combattre.
Les malades belges de l’environnement- quand ils sont identifiés - s’en vont quêter de meilleurs soins au Luxembourg, en Allemagne ou en Angleterre. Là, les structures sont adaptées et les patients bien pris en charge, remarque Annie Gaspard. Mais ceux qui ont moins de moyens et qui ne peuvent se rendre à l’étranger sont condamnés à supporter leur maladie.
Pour clarifier leur diagnostic, les médecins qui soupçonnent une maladie de l’environnement peuvent faire appel au Cripi (1) à Bruxelles ou au Sami (2) en Wallonie. Nous nous rendons gratuitement chez les patients pour effectuer une série de prélèvements chimiques et d’autres analyses en sur prescription médicale, des firmes font des analyses de toxicité à domicile tous genres, explique Catherine Bouland, du Cripi. Et nous transmettons les résultats au médecin. Qui peut dès lors évaluer la pollution du milieu de vie du patient et son incidence éventuelle. sur prescription médicale, des firmes font des analyses de toxicité à domicile
Pour l’heure, seule la province de Luxembourg met ce service à la disposition de tout un chacun.
Ailleurs, une prescription médicale s’impose. La formule fonctionne À Bruxelles, 200 médecins ont déjà fait appel à nous, souligne Catherine Bouland. Mais plus que le diagnostic ou le traitement, c’est la prévention qui importe dans ce type de maladies. Mille nouveauxproduits sont mis en vente chaque année sans au¬cune étude toxicologique, s’insurge Pierre Umé. Mais ces substances nocives sont difficiles à interdire puisqu’elles sont omniprésentes, regrette Marie Nagy, députée Écolo. D’autant que la majorité de la classe politique s’en préoccupe peu.
Nous avons publié un livre (3) pour informer la population de la toxicité de l’environnement, explique Annie Gaspard. Le but : créer un groupe de pression pour interdire ces substances dangereuses. Chacun peut agir à son petit niveau, renchérit Marie Nagy. Personnellement, je choisis toujours des aliments sans colorants ni conservateurs. Avec un peu d’habitude, ce n’est pas si difficile. C. T. (St.)
(1) Cellule régionale d’intervention en pollution intérieure. (2) Services d’analyse des milieux intérieurs. (3) « Les maladies de l’environnement », Actes d’un colloque tenu en mars 2004, éd. Marco Pietteur.
Témoignage
« J’étais malade tous les huit à dix jours »
J’étais sans cesse fatiguée, je digérais difficilement, j’étais allergique à un tas de produits... Au départ, que du banal : des milliers de Belges souffrent des mêmes maux que Marie-Claire Delvaux. Pas de quoi s’inquiéter outre mesure.
Mais la situation empire. Je ne supportais plus aucun parfum, aucun produit d’entretien. J’étais intolérante à tous les médicaments. Des gestes aussi simples que le déplacement d’un verre devenaient pour moi insurmontables.
La vie sociale de Marie-Claire en pâtit. Impossible d’aller dîner chez des amis : elle ne supporte plus les colorants, les conservateurs ou le gluten, tous omniprésents dans les aliments de consommation courante. Ses repas sont biologiques ou ne sont pas.
Mon système immunitaire était complètement déséquilibré. Je tombais malade tous les huit à dix jours. Pendant vingt ans, elle essaie tout. Psychologues, médecins en tous genres... Toute la profession se renvoie la balle. Vous imaginez ce que ça a dû coûter à la sécurité sociale ! En vain : le corps médical reste perplexe.
L’éducation de mes enfants et ma vie de couple en étaient fortement perturbées. Les finances familiales, aussi, encaissaient le coup. Mais j’ai tenu bon car j’étais certaine que je trouverais un jour la cause de mes problèmes.
De fait : un jour, en regardant une émission de télévision, Marie-Claire aperçoit une femme qui endure les mêmes symptômes qu’elle. C’est le déclic : elle souffre, elle aussi, de la « maladie de l’environnement ». Une batterie de prises de sang et de tests confirment son diagnostic : le mercure, le plomb, le nickel et le cadmium, autant de métaux lourds pré¬sents dans notre environnement, l’intoxiquent.
Depuis, on a nettoyé mon corps par voie intraveineuse. Je dois poursuivre ce traitement, mais avec des patchs, cette fois. Je me sens déjà mieux. J’ai enfin l’impression de revivre un peu. C. T. (st.)
SOURCE (article La Libre Belgique – samedi 20 et dimanche 21 novembre 2004)
Santé : MALADES D’UN ENVIRONNEMENT MALSAIN
Les généralistes sont de plus en plus souvent confrontés à des pathologies mal définies, durables et invalidantes.
Si beaucoup d’interrogations subsistent à ce sujet, les maladies de l’environnement sont bien réelles.
Mais pas reconnues.
Pour cette infirmière, ve¬nue témoigner au nom des victimes des maladies d’environnement, tout a commencé, de façon diffuse, par une sensation de fatigue, devenue chronique, et de l’asthénie. "Déplacer un verre sur une table m’était incroyablement pénible", raconte-t-elle. Puis il y a eu les troubles digestifs, les problèmes endocriniens, une intolérance grandissante aux aliments, produits chimiques, parfums, médicaments, champs électromagnétiques, bruits, lumière... Maux de tête, tremblements, système immuno-déprimé (objectivé par des analyses sanguines), affaiblissement général, maladies à répétition, troubles de l’équili¬bre, douleurs articulaires et musculaires, perte de conscience Et donc aussi, comme on peut l’imaginer au vu de ce sombre tableau, d’inévitables problèmes d’ordre familial, social, professionnel, financier. Les traitements se suivent et se ressemblent dans leur inefficacité. Le corps médical demeure perplexe. Les années passent et la détresse augmente. "Je me voyais mourir", dit-elle d’une voie tremblante. Jusqu’à ce jour où le diagnostic est enfin posé intoxication chronique aux métaux lourds. L’organisme doit être impérativement "nettoyé" pour ne plus se contenter de survivre. Pour enfin revivre.
Soutien moral et pression Si tous les cas ne sont pas aussi dramatiques, le drame des malades de l’environnement est qu’ils ne sont pas reconnus. C’est précisément parce qu’ils ne trouvaient pas de réponse à leurs problèmes de santé qu’ils se sont regroupés, en 1999, au sein de l’association Dans ce contexte, se déroule, en mars 2003, le colloque "Les maladies de l’environnement : un défi pour les professionnels de santé", dont les actes viennent de paraître. (1) "Nous avons voulu cette association citoyenne pour écouter ces malades souvent rejetés faute de moyens diagnostiques et thérapeutiques adaptés, explique Annie Gaspard, présidente de l’association, qui presse le politique pour que soit développée une médecine de l’environnement considérée globalement. A ce propos, une formation continue sera proposée dès la prochaine rentrée académique à l’ULG. Sans pour autant créer un vent de panique et voir le mal partout autour de nous, il s’agit de faire prendre conscience de certains risques de dommages parfois majeurs et multiformes pour la santé qu’entraîne le contact avec des substances et éléments nocifs, qu’il s’agisse de pollution de l’air, de l’habitat ou du lieu de travail, des bruits, champs électromagnétiques, eaux et nourriture contaminées, métaux lourds, solvants... Quant aux substances principalement incriminées dans les maladies chroniques, on cite principalement le formaldéhyde, le smog provoqué par les industries et le trafic, les produits de protection du bois, les toxines microbiennes, la nourriture riche en additifs alimentaires, la nicotine, l’alcool, les drogues dures, les pesticides, les fongicides, les solvants, les métaux (dont ceux contenus dans les amalgames dentaires), l’ozone, les radiations ioniques... Plusieurs facteurs peuvent influencer de façon fondamentale l’absorption ou la réaction des substances toxiques dans l’organisme, à commencer par leur concentration, même si une très faible quantité suffit parfois. La durée d’exposition est également importante, de même que le type de contact (ingestion, inhalation, contact cutané), les propriétés physiques des substances (solubilité), un phénomène d’accumulation ou de synergie. Enfin, tout le monde n’est à l’évidence pas égal face aux pollutions de l’environnement : certains s’avèrent plus sensibles et nous ne bénéficions pas tous du même système naturel de détoxication.
Laurence Dardenne 1(1) "Les maladies de l’environnement, un défi pour les professionnels de la santé", actes du colloque à l’initiative de l’ASBL Stop Poison Santé, Collection Résurgence, méde¬cine et environnement, 25 € (DVD inclus).
Epinglé Des pollutions dans la maison
Chimiques ou biologiques, les polluants sont omniprésents. A l’intérieur de l’habitat, ils se cachent parfois où on ne les attend pas forcément : dans un parquet stratifié, un meuble en aggloméré, un produit détergent, un matelas ininflammable, des colles... Apparentes sur un mur, les moisissures peuvent également être présentes mais pas visibles pour autant. Ainsi, un nourrisson un peu trop braillard, que les parents faisaient dormir dans la salle de bain pour épargner les frères et sueurs, a-t-il commencé à souffrir de problèmes respiratoires. Enquête menée, des moisissures se cachaient derrières le carrelage de la pièce d’eau. Chaque année, le Cripi, cellule régionale d’intervention en pollution intérieure, réalise quelque 120 enquêtes en Région bruxelloise, dont environ la moitié concerne des enfants souvent en bas âge. Sur demande médicale exclusivement, une équipe pluridisciplinaire se rend gratuitement au domicile de l’habitant. Lors d’une première visite, divers paramètres comme la température, l’humidité et la ventilation sont relevés. Des prélèvements chimiques sont également réalisés - principalement en ce qui concerne les composés organiques volatils, pesticides, formaldéhyde, monoxyde de carbone, plomb - ainsi que des prélèvements biologiques afin de détecter la présence de moisissures et d’acariens. Un questionnaire portant sur le mode de vie des habitants est enfin rempli.
Alors que les résultats sont envoyés au médecin demandeur, une infirmière sociale viendra ensuite expliquer aux occupants des lieux les conclusions de l’enquête et leur donnera des conseils généraux, mais aussi individualisés, pour remédier à la situation. Parmi ces recommandations, on ne peut que rappeler l’utilité de ventiler à suffisance les habitations. Cette démarche consiste avant tout à apporter un complément au diagnostic médical en relation avec des problèmes de santé liés aux pollutions intérieures de l’habitat. (L. D.)
Cripi : Institut bruxellois pour la gestion de l’environnement, laboratoire de recherche en environnement, Gulledelle 100 à 1200 Bruxelles.
Tél. : 02.775.77.69 - Fax : 02.775.77.70. E-mail cripi@ibgebim.be
Homéopathie vétérinaire : théorie, pratique
Jacques MILLEMANN & Philippe OSDOIT Editions : M. Pietteur (coil. Résurgence) Prix : 44.95 Eur / 294,85 F Genre : Nature, Animaux
Une dedicate du 28/01/2003
LA DEDICACE DES AUTEURS : Aujourd’hui la médecine permet des diagnostics de plus en plus fins et met en évidence les mécanismes complexes de nombreuses maladies. Elle répond par une longue liste de médicaments efficaces et puissants mais coercitifs et parfois agressifs : anti-inflammatoires, anti-vomitifs, antidépresseurs, voire antibiotiques ..., qui trop souvent ne font que masquer et reporter les problèmes. Tous deux vétérinaires praticiens, nous avons cherche autre chose en plus : nous avons choisi I’homéopathie qui aide le patient à réagir, à rétablir lui-meme sa santé durablement, en profondeur et dans son ensemble. Nous I’avons étudiée avec les médecins et nous avons contribue au fil des années avec d’autres confrères à adapter son application aux animaux de la ville et de la campagne. Nous I’avons partagée avec d’autres homéopathes, médecins ou vétérinaires, lors de multiples communications en France et à I’étranger, puis enseigne. Nous dédions cet ouvrage à ceux qui nous ont aidés ou écoutés. II expose d’abord la genèse, les bases et les principes de I’homéopathie. Puis il montre la marche à suivre pour aller du patient et de ses symptôme mes au choix des remèdes et à leur utilisation par divers chemins adaptes à chaque cas et chaque praticien. Enfin il détaille les résultats espères et observes. Nous le destinons à tous ceux, professionnels ou profanes, désireux d’approfondir leurs connaissances, de comprendre pourquoi et comment soigner les animaux par I’homéopathie. (Philippe Osdoit, Jacques Millemann, docteurs vétérinaires)
(source : radiofrance)